La tension monte chez Renault et PSA. Plusieurs manifestations et débrayages ont été organisés, hier, par les salariés des deux constructeurs pour peser sur les négociations en cours sur leurs plans sociaux respectifs. Objectif : tenter de limiter la casse sociale, alors que Renault prévoit 7 500 suppressions d’emplois en France en trois ans, et que PSA veut faire disparaître 11 200 postes et fermer l’usine d’Aulnay d’ici à 2014.
Chez PSA, les quelques centaines de salariés venus manifester hier matin devant le siège parisien ont été galvanisés par l'annonce de la victoire judiciaire de la CGT. Le syndicat a obtenu en appel la suspension temporaire du plan social, au motif que la direction n'a pas informé les instances représentatives de sa filiale, l'équipementier automobile Faurecia. Une direction qui estime que cela «ne retardera pas» la restructuration, car la consultation à Faurecia devrait être terminée avant la fin des négociations sur le plan social, que PSA espère boucler «fin février, début mars». Jean-Pierre Mercier, le délégué CGT d'Aulnay, estime au contraire que cette victoire va offrir un délai supplémentaire pour «reprendre à zero les négociations».
Elles se sont en tout cas poursuivies hier. Les syndicats ont salué des «avancées» de PSA, qui a, par exemple, accepté d'allonger à trente-six mois le congé de reclassement destiné aux seniors des usines d'Aulnay (3 000 postes supprimés) et de Rennes (1 200). Mais ils ne sont pas




