Les salariés de Petroplus restent dans l'incertitude. Au lendemain du dépôt des offres, les cinq propositions de reprise ont été présentées, mercredi, aux syndicats de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine Maritime) lors d'un comité d’entreprise. Les administrateurs judiciaires ont jugé qu'aucune d'entre elles n'est juridiquement recevable en l'état. Les procédures préalables à un plan de sauvegarde de l’emploi du site ont donc été engagées. Au total, 470 emplois sont menacés.
Les repreneurs potentiels ont désormais jusqu'au 16 avril pour peaufiner leur dossier et le présenter au tribunal de commerce. Selon le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, les offres de reprise avaient besoin «d'être finalisées». «Le parquet du tribunal de commerce de Rouen demande une audience reportée pour permettre aux offres de se finaliser», a dit le ministre dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
Un autre syndicaliste, Nicolas Vincent, de la CGT, était moins catégorique : «Il est logique et normal que ces offres ne soient pas jugées recevables en l'état. Certains candidats ne sont sur le dossier que depuis une semaine, ils ont travaillé d'arrache-pied afin d'établir une offre, il leur manque encore certaines autorisations administratives et réglementaires. Au contraire, l'administrateur judiciaire s'est réjoui que de nouveaux repreneurs potentiels s'intéressent à la raffinerie. Les offres sont plus ou moin




