PSA Peugeot Citroën officialise son statut de grand malade. Le constructeur a annoncé hier soir avoir massivement revu à la baisse la valeur de ses actifs, à 4,7 milliards d’euros ! Cela affectera d’autant ses résultats 2012, qui seront publiés mercredi. Certes, il s’agit d’une perte purement comptable, sans incidence sur la trésorerie. Mais cette dévalorisation est la traduction chiffrée de la crise profonde du premier constructeur français, qui brûle 200 millions d’euros de cash par mois, et dont les ventes de voitures ont dégringolé de 16,5% l’an dernier.
La situation du groupe inquiète l'exécutif. A tel point que, selon nos informations, l'éventualité d'une entrée de l'Etat au capital de PSA est examinée de près à l'Elysée. Il ne s'agit, à ce stade, que d'une hypothèse de dernier recours, au cas où le groupe ne parviendrait pas à endiguer ses pertes. Mais si une augmentation de capital se révélait indispensable, l'Etat pourrait alors y participer, explique une source élyséenne. Qui précise qu'il reviendra à la direction de mettre la question sur la table. De sources gouvernementales, on confirme que l'Etat ne laisserait pas PSA faire faillite. Même si la question «n'est pas d'actualité tout de suite».
«Tutelle». On n'en est, en effet, pas encore là. Le patron du groupe, Philippe Varin, assure que son plan d'économies, assorti de 11 000 suppressions d'emplois en France, permettra de ramener les comptes dans le vert fin 2014. Mais si PSA ne parvenai




