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portrait

Luc Schuiten, un visionnaire piqué de vert

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L’architecte belge qui dessine des villes biomimétiques sera en France fin février pour partager ses utopies urbaines de demain.

Luc Schuiten, le 4 février 2013 à Bruxelles. (Marc Melki)
Publié le 10/02/2013 à 19h07, mis à jour le 13/02/2013 à 10h26

Quand il prend l'autoroute à bord de sa voiture électrique à pédales, Luc Schuiten ne passe pas inaperçu. Un œuf transparent à trois roues qui double en silence les camions, ça intrigue. C'est tout Luc Schuiten, architecte belge, écologiste et visionnaire. Un homme qui roule avec son temps mais mû par un autre moteur : une bonne dose d'utopie injectée dans le modèle dominant pour le faire douter et montrer qu'un autre monde est possible. Les automobilistes lui font des appels de phares, les camionneurs klaxonnent, les enfants à l'arrière des voitures s'étonnent et sourient.

Jungle. Luc Schuiten a construit des maisons, des écoles, des immeubles de bureaux, principalement en Belgique. Depuis trente ans, il dessine des villes imaginaires qu'il baptise de noms poétiques : Cité lotus, Urbacanyon, Ville creuse. «Ce que je dessine ne se réalisera jamais tel quel, explique-t-il. Je veux montrer que d'autres voies sont possibles, donner à l'imagination de la force.»

En janvier, il exposait à Bruxelles sa vision future de Shanghai, sa transformation sur cent ans. D'élégants panoramas de près d'un mètre sur deux, tracés au crayon et à la plume, et mis en couleur à l'aquarelle. La jungle urba

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