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Décryptage

Findus, les ingrédients d’un scandale

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L’affaire des lasagnes au cheval a mis en lumière les ratés de l’industrie agroalimentaire, mais aussi les manquements des réglementations françaises et européennes.

Au ministère de l’Economie, lundi, lors de la table ronde sur la traçabilité des viandes organisée par les ministres Benoît Hamon et Stéphane Le Foll (en gris) avec les professionnels de la filière.
Publié le 11/02/2013 à 22h16, mis à jour le 11/02/2013 à 22h16

Si l’affaire des lasagnes à la «sauce tiercé» n’est pas (encore ?) un scandale sanitaire, elle révèle au grand jour la tambouille logistique à laquelle est condamnée l’industrie agroalimentaire pour faire face à la mondialisation de la malbouffe. Le scandale permet aussi de dévoiler les casseroles laissées par des politiques obnubilées par la rigueur budgétaire, mais aussi les hésitations d’une Europe plus sensible aux problématiques des industriels que prompte à répondre à l’appétit d’information des consommateurs. Sans oublier la boulimie de la majorité des Européens à privilégier une cuisine facile, rapide, où chacun aurait abdiqué devant le contenu de son assiette.

Des CONTRÔLES à la diète

«Des "scandales" comme ça, on en évite tous les jours, tromperie et falsification sont notre lot quotidien», confie un agent de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), surpris par l'emballement médiatique autour des lasagnes au canasson. D'après sa direction centrale, 4 000 contrôles sont effectués dans le secteur agroalimentaire chaque année sur les produits frais ou transformés, parmi lesquels 600 contrôles sur les produits carnés. Au total, en 2012, ces tests ont conduit à 34 500 prélèvements pour des analyses bactériologiques ou autres.

Mais d'une manière générale, les agents de la répression des fraudes font moins de contrôles, tous secteurs confondus. «En 2008, l'ensemble

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