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Récit

Le secteur automobile français négocie le prix de la casse

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Un accord était en bonne voie, hier, chez Renault et PSA, alors que la direction de Goodyear détaillait son plan de fermeture du site d’Amiens.

Les salariés de Goodyear ont manifesté hier devant le siège français de la société, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). (AFP)
Publié le 12/02/2013 à 22h16

Les géants de l’automobile vont-ils finalement imposer leurs mégaplans de restructuration avec le soutien de moins en moins tacite de l’exécutif ? C’est ce qui se dessinait, hier, à l’issue des discussions chez Renault, PSA et Goodyear. Avec, à chaque fois, un scénario identique : une CGT qui joue la ligne dure contre les suppressions d’emplois face à des syndicats réformistes prêts à les accompagner.

Inéluctable. De son côté, le gouvernement semble avant tout préoccupé par les risques de débordements violents (soulignés par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls) et est prêt à avaliser les plans sociaux au nom du réalisme économique. Ces derniers jours, celui du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a ainsi jugé que la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay (Seine-Saint-Denis) en 2014 était inéluctable, demandant aux syndicats d'avaliser les suppressions de postes. Hier matin, c'est son collègue du Travail, Michel Sapin, qui appelait «les salariés en colère» à «privilégier» le «dialogue» pour trouver des «solutions».

Pas de quoi convaincre ceux de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, rassemblés devant le siège du groupe à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), où la direction a détaillé son plan de fermeture du site lors d'un comité central d'entreprise. Avec 750 salariés présents (sur 1 172), Mickaël Wamen, le charismatique leader CGT (84% des voix), a réussi sa démonstration de force. «On ne lâchera rien

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