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Décryptage

Avec Ouigo, la SNCF espère que le low-cost motive

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L’offre de TGV à bas coûts, fortement inspirée de l’aérien, a été lancée hier, au prix de prestations et de conditions de travail revues à la baisse.

A bord du TGV low cost Ouigo, en démonstration en 2013 pour le lancement de l’offre entre Marne-la-Vallée et la Gare de Lyon, à Paris. (Photo Jean-Michel Sicot)
Publié le 19/02/2013 à 21h56

La SNCF a donné hier le top départ pour les réservations sur Ouigo, son TGV low-cost. Le train rose fushia et bleu céruléen débutera ses navettes (3 par jour, et 4 le week-end) depuis Marne-la-Vallée et Lyon-Saint-Exupéry vers Marseille et Montpellier, et inversement, au lendemain de Pâques, le 2 avril.

Quel est le concept ?

Vous aimez Ryanair et EasyJet, vous allez adorer Ouigo. En concevant son TGV low-cost, la SNCF s'est outrageusement inspirée des transporteurs aériens qui cassent les prix et mettent sous pression les compagnies classiques. Ouigo, c'est d'abord une traque acharnée des coûts. Le service à bord est réduit à la portion congrue : plus de bar ni de service ambulant. Une seule classe, la première étant passée à la trappe. Les journées de travail du personnel de bord seront plus longues, et leurs repos, pour couper le service, seront pris sur place. La maintenance des rames sera effectuée de nuit dans un atelier dédié. Les trains rouleront plus longtemps, et leur retournement au terminus sera effectué en un temps record. «On va vers le doublement du nombre de kilomètres parcourus par rapport à une rame classique», soulignait hier un cheminot.

Le matériel, robuste, a été soigneusement étudié, avec, notamment, un moteur de dernière génération (2009). Les rames à deux étages, âgées de seize ans, ont été recyclées. Résultat, un nombre record de sièges : 1 258 places, contre 1 090 sur un TGV duplex classique. Au détriment

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