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Enquête

Automobile : la France éjectée du top 10

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La production dans l’Hexagone a chuté de 46% depuis 2001.

Stocks of new Renault automobiles are parked in a lot in Flins-sur-Seine, near Paris, October 27, 2008. French carmaker Renault reduces the cadence of car production implementing seasonal factory closures to manage large stocks of unsold vehicles. REUTERS/Benoit Tessier (FRANCE) - RTX9YVV (© Benoit Tessier / Reuters)
Publié le 04/03/2013 à 21h31

La France était une grande puissance automobile. Bon an mal an, les usines de Peugeot-Citroën et de Renault dans l’Hexagone représentaient la quatrième plateforme de production dans le monde.

Un âge d’or qui remonte à 2001 ou 2002, quand la hiérarchie semblait devoir durer toujours. Il y avait, loin devant, les Etats-Unis (11,4 millions de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers produits), le Japon (9,8 millions) et l’Allemagne (5,7 millions). Mais, avec 3,6 millions d’exemplaires assemblés, la France tenait son rang.

Dix ans plus tard, le paysage a totalement changé. La production de voitures légères a chuté de moitié ou presque. Si les chiffres ne seront officialisés que demain, à l’occasion du Salon de l’automobile de Genève, ils mettront en évidence une incroyable dégringolade. Au palmarès 2012, la France va ainsi sortir du top 10 de l’industrie automobile mondiale.

Délocalisation. L'an dernier, Peugeot, Citroën, Renault, mais aussi Smart à Hambach (Moselle) et Toyota à Onnaing (Nord) ont construit 1,9 million de voitures en France, soit 46% de moins qu'en 2001 ou 2002.

En dix ans, la Chine est passée devant (en 2003), puis la Corée du Sud (2005), le Brésil (2008), l’Espagne et l’Inde (2009), et enfin le Mexique (2010). Cette fois, c’est au tour du Canada et, probablement, de la Russie. Bref, la France n’est plus une base industrielle majeure.

La délocalisation explique très largement la dégringolade, puisque Renault, Pe

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