La rigueur est indispensable, mais elle sera la moins douloureuse possible. C'est le message mi-ferme, mi-rassurant, adressé hier dans le Journal du dimanche par le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac. Objectif : «vendre» à l'opinion et à ses collègues du gouvernement l'effort sans précédent (5 milliards d'économies) exigé vendredi par Jean-Marc Ayrault dans les lettres de cadrage envoyées aux ministres.
Effectifs. Les intéressés sont priés d'économiser sans rechigner. Si le «détail» des coupes sera «négocié», «il n'y a pas de ministère intouchable», a prévenu Cahuzac. Même si l'Education, la police et la gendarmerie seront les seuls épargnés par les baisses d'effectifs. Pas question non plus de contester la rigueur, comme l'a fait la ministre écologiste du Logement, Cécile Duflot. «Nous devons nous libérer de l'emprise de la dette» en pleine crise, martèle-t-il. «Le plus simple est d'assumer cette difficulté, de dire la vérité aux Français.»
Il est vrai que la France n'a guère le choix. Après avoir renoncé à réduire le déficit public à 3% cette année, l'exécutif doit envoyer à Bruxelles son nouvel objectif le mois prochain. Une dose de rigueur supplémentaire semble obligatoire, puisque la Commission peut sanctionner la France si elle estime ses actions insuffisantes. Dans ce contexte, Cahuzac veut un gouvernement soudé. «Plus les efforts sont rudes, plus la pédagogie est néc




