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Décryptage

Etats-Unis : si le chômage baisse, le travail n’est pas fini

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L’emploi repart outre-Atlantique, où 236 000 postes ont été créés en février. Mais les dysfonctionnements du marché du travail demeurent.

ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 11/03/2013 à 22h06

Insolente Amérique ! Au moment où l’Europe s’enfonce dans la récession et le chômage, les Etats-Unis créent de l’emploi à un rythme d’environ 200 000 nouveaux postes par mois. Le taux de chômage américain est ainsi retombé à 7,7% en février, son plus bas niveau depuis décembre 2008. Mais ces bons chiffres n’en cachent pas moins de sérieux dysfonctionnements qui affectent le marché du travail américain et ne présagent pas forcément d’une bonne année 2013. Explications.

Les chiffres sont-ils vraiment satisfaisants ?

En février, 236 000 emplois ont été créés, tous dans le secteur privé, puisque l’Etat fédéral et les administrations locales continuent de sabrer dans leurs effectifs : le solde est impressionnant et explique le recul de 0,2 point du taux de chômage le mois dernier. La reprise est particulièrement forte dans les services (73 000 emplois créés en février), le bâtiment (+ 48 000) ou encore la santé (+ 32 000), cette dernière continuant de soutenir la croissance américaine, tout en la menaçant à plus long terme du fait de ses coûts délirants. L’augmentation des rémunérations est un autre signe positif : le salaire horaire moyen a progressé de 4 cents en février, pour atteindre 23,82 dollars (18,28 euros). Sur un an, la progression des rémunérations est de 2,1%.

«Il est toujours encourageant de voir le taux de chômage baisser et les salaires augmenter, observe Gordon Green, consultant pour le cabinet Sentier Research qui radi

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