L'espoir de sauver Petroplus s'amenuise. L'intersyndicale de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime), en liquidation judiciaire, est reçue ce matin par le cabinet du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, pour faire un point sur les offres de reprise. Mais, si les acteurs du dossier veulent encore y croire, il y a peu de chances qu'une solution soit trouvée d'ici au 16 avril, date à laquelle le tribunal de commerce doit prononcer la liquidation définitive et le licenciement des 470 salariés. «Nous sommes toujours aussi mobilisés, mais c'est un dossier très difficile», explique-t-on au cabinet d'Arnaud Montebourg.
Aucune des six offres déposées le 5 février n’a en effet été jugée recevable en l’état par les administrateurs judiciaires. Et le fonds d’investissement égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat (ALI), sur lequel avait misé Montebourg, a jeté l’éponge le 8 mars. Le groupe a jugé l’affaire trop chère et trop risquée. Les travaux de fermeture définitive du site sont en effet déjà en cours (les stocks de brut sont vidés, les sites de stockage du gaz vidés et noyés), ce qui augmente le coût du redémarrage. Bref, il faut avancer, selon les sources, entre 300 et 600 millions d’euros (dont la majorité afin de reconstituer les stocks) pour, au final, récupérer un site déficitaire.
Coquille vide. A ce stade, il ne reste plus que trois candidats en lice. Mais de sérieux doutes subsistent sur leur crédibilité. Le c




