Le sauvetage de Chypre est au menu d’une réunion extraordinaire de l’Eurogroupe, cet après-midi à Bruxelles. Mais il bute toujours sur des désaccords.
Pourquoi ce dossier traîne-t-il ?
Cela fait neuf mois que le pays, plombé par la crise grecque, appelle au secours. Mais les pourparlers avec la troïka - Commission, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international - ont tenu du dialogue de sourds tant que Chypre était présidé par le communiste Demetris Christofias. Rien n’a bougé jusqu’à l’élection, fin février, du conservateur Nicos Anastasiades. Mais l’obstacle est aussi allemand : à Berlin, droite, gauche et Verts renâclent à renflouer un paradis fiscal soupçonné de servir de lessiveuse à la mafia russe.
Y a-t-il des avancées ?
Pour le FMI, dont la directrice, Christine Lagarde, sera présente à Bruxelles, il est essentiel que la dette chypriote reste soutenable. D’abord chiffrée à 17 milliards d’euros (une année de PNB de l’île !), l’aide en discussion tourne désormais autour de 10 milliards. A Chypre, la droite nouvellement élue se montre en outre beaucoup plus accommodante. Nicosie est prêt à des privatisations et a accepté la tenue d’un nouvel audit sur le blanchiment d’argent. Et surtout, l’île n’exclut plus de remonter de 10 à 12,5% le taux de son impôt sur les sociétés, comme le veulent les Européens.
Comment renflouer les banques ?
Cela reste un des




