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Petroplus : deux offres pour un sursis

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Raffinerie. Les administrateurs judiciaires ont retenu deux repreneurs potentiels, à la solidité incertaine.

La raffinerie risque la fermeture d'ici à deux semaines. (Photo Philippe Wojazer. Reuters)
Publié le 02/04/2013 à 22h16

Lueur d’espoir pour les 470 salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Même si le site, en liquidation judiciaire, reste sous la menace d’une fermeture définitive d’ici à deux semaines.

Les administrateurs judiciaires ont annoncé hier aux syndicats qu’ils avaient jugé recevables les dossiers complétés qu’ont déposés vendredi deux candidats à la reprise : l’entreprise libyenne Murzuq Oil et la panaméenne NetOil, pilotée par l’homme d’affaires libanais Roger Tamraz. Les nouveaux candidats qui s’étaient manifestés vendredi (le chinois Ocean Deasky System et le luxembourgeois GTSA) ont été écartés.

La course contre la montre pour tenter de sauver Petroplus peut donc se poursuivre. Les administrateurs vont transmettre les deux offres au tribunal de commerce de Rouen, qui décidera en dernier ressort de céder ou non la raffinerie. L’audience aura lieu avant la 16 avril, la date butoir de poursuite de l’activité. Si aucun repreneur n’est jugé suffisamment solide d’ici là, ce sera la fin de Petroplus.

«Espoir mesuré»

«Je suis heureux, c'est vraiment la décision qu'il fallait prendre», a réagi le porte-parole (CGT) de l'intersyndicale, Yvon Scornet. Pour son collègue Laurent Patinier (CFDT), il s'agit d'un «espoir mesuré» : «Je ne peux pas vous dire que je suis confiant, mais c'est beaucoup mieux que ce qu'on avait jusqu'à présent.»

Le 6 février, les administrateurs judiciaires avaient jugé irrecevables les doss

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