Bernard Arnault va rester 100% français. Le PDG et actionnaire majoritaire de LVMH a annoncé, dans une interview au Monde, qu'il avait officiellement retiré, hier, sa demande visant à obtenir la nationalité belge. Révélée le 8 septembre par la Libre Belgique, cette démarche avait provoqué une intense polémique (marquée par le «Casse-toi riche con !» en une de Libération), sur fond de soupçon d'exil fiscal.
L'homme le plus riche de France, et 14e fortune mondiale (1), veut clore la polémique. «Je ne veux plus être associé à une situation où l'on peut soupçonner que je souhaite l'exil fiscal.» Il l'a d'autant plus mal vécu qu'il figure «dans le peloton de tête des contribuables français». «J'ai à plusieurs reprises expliqué que je resterai résident en France et que je continuerai d'y payer mes impôts. En vain : le message n'est pas passé», regrette Arnault.
L’homme d’affaires, âgé de 64 ans, qui avait jusqu’ici refusé de dire pourquoi il voulait devenir belge, veut désormais «lever toute équivoque». Il confirme ce que ses communicants avaient commencé à expliquer en off : sa démarche visait uniquement à sécuriser juridiquement Protectinvest, sa fondation belge créée en 2008. Comme l’avait révélé Libération, Bernard Arnault y a transféré dans le plus grand secret, en décembre 2011, 79,5% du capital de Groupe Arnault, le holding familial qui contrôle notamment ses parts dans LVMH et Carrefour, et qui représente la quasi




