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Ferroviaire : quand il faut réseau garder

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Transports. Un rapport remis ce matin au gouvernement Ayrault préconise de rapprocher la SNCF et RFF.

Publié le 21/04/2013 à 21h46

Jour de vérité pour le rail français. Missionné à l’automne par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, l’ancien ministre et député Jean-Louis Bianco lui remet ce matin ses recommandations pour réformer un système ferroviaire lourdement endetté, en compagnie de Jacques Auxiette, président de la région Pays-de-la-Loire, en charge du volet TER. Décryptage du casse-tête du rail français suivi de très près par le gardien de la libre concurrence européen.

S’agit-il de la réforme de la dernière chance ?

Les maux sont connus : un réseau confronté à l’urgence de sa rénovation, grevé d’une dette abyssale (30 milliards d’euros) et dont le déficit se creuse de 1,5 milliard d’euros par an. Ajoutons à cela une Commission européenne en embuscade, lancée dans un calendrier d’ouverture totale à la concurrence à l’horizon 2019, et qui veillera à ce que la France n’en profite pas pour favoriser la SNCF, son champion national. Une équation suffisamment compliquée pour que Nicolas Sarkozy, qui avait lancé des assises du ferroviaire à l’automne 2011, préfère reporter les décisions sur l’organisation du rail français à l’après-présidentielle.

Nous y sommes. L’attachement très fort de l’opinion à la notion de service public et celui des cheminots à leur statut ne facilitent pas la tâche. Le candidat Hollande avait inscrit à son programme le maintien du statut public de la SNCF et la priorité donnée aux trains du quotidien. C’est Frédéric Cuvillier, le ministre de

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