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Récit

Les salariés de PSA encaissent une gaffe et des baffes

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Même si la direction a démenti, hier, une fermeture anticipée de l’usine d’Aulnay, elle a bien l’intention d’exiger de nouveaux sacrifices.

L’usine d’Aulnay­-sous-­Bois (Seine­-Saint­-Denis), le 21 février. (Photo Vincent Nguyen pour Libération)
Publié le 24/04/2013 à 22h16

C’est une grosse bourde qui tombe au plus mal pour PSA Peugeot Citroën. Le groupe a dû démentir, hier, les propos de son directeur financier, qui avait provoqué une polémique en évoquant une fermeture anticipée de l’usine d’Aulnay (Seine-Saint-Denis). Une gaffe d’autant plus désastreuse que PSA, dont les difficultés s’aggravent, a annoncé au même moment qu’il voulait négocier avec les syndicats de nouvelles mesures d’économies, afin de ramener ses comptes dans le vert.

Tout a commencé hier matin. Le directeur financier de PSA, Jean-Baptiste de Chatillon, déclare lors d'un briefing avec les analystes que la fermeture d'Aulnay, prévue en 2014, pourrait avoir lieu dès cette année. En cause : la grève de la CGT locale, qui bloque la production de l'usine depuis trois mois. «Ce n'est pas tant que nous souhaitions fermer par anticipation, mais le fait qu'un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous y obliger», a-t-il lancé, ajoutant que cela «ne poserait pas de problème». Quelques heures plus tard, PSA publiait une déclaration désavouant Jean-Baptiste de Chatillon, et assurant que l'arrêt de la production à Aulnay reste «planifié en 2014». «Nous avons besoin d'Aulnay», insiste un porte-parole, qui affirme que le transfert d'une partie des Citroën C3 à l'usine voisine de Poissy ne «suffit pas» à compenser la perte de production.

Tombés de l'armoire

Cela n'a pas pour autant éteint l'incendie.

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