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Alors que la crise dure, la BCE lâche du mou

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Monnaie . La Banque centrale européenne a baissé son principal taux directeur à 0,5% pour faciliter le crédit.

Publié le 02/05/2013 à 21h56

Un niveau d’inflation relativement bas (1,2%), des pays du sud de l’Europe englués dans une récession sans fin, un taux de chômage record sur le continent (12,1%) : les (pires) conditions étaient réunies pour que la Banque centrale européenne (BCE) franchisse une nouvelle étape dans sa politique d’assouplissement monétaire. Hier, comme l’attendaient la plupart des observateurs, elle a donc annoncé une baisse de son principal taux directeur, baromètre du coût du crédit dans la zone euro, à 0,5%. La dernière remontait à l’été 2012 (0,75%).

Croissance. En baissant son taux directeur, la Banque centrale européenne espère tout simplement remettre un peu d'huile dans les rouages d'une économie de la zone euro en panne de croissance (-0,3% en 2013). Du moins en théorie. Car les précédentes baisses de taux directeurs de la BCE ont été relativement inopérantes. En clair, avec la crise européenne, les entreprises hésitent toujours à investir et sollicitent donc moins leurs banques pour «décrocher» un crédit, même moins cher. Quant à celles qui se lancent dans des projets d'investissements, elles se heurtent souvent à la frilosité des banques devenues très réticentes à prêter. Les experts parlent d'une «non-transmission de la politique monétaire de la BCE au reste de l'économie réelle».

Les petites et moyennes entreprises du sud de l'Europe en font d'ailleurs les frais tous les jours, du moins lorsqu'elles se risquent à faire les démarches p

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