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Libération

Dans les CA, l’Etat pèse peu de poids

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Quelle que soit sa part dans les entreprises, la voix de l’exécutif est peu audible.

Publié le 06/05/2013 à 22h36

Etat actionnaire, Etat décisionnaire ? Fort de 100 milliards d’euros de participations dans des entreprises publiques et privées, dont 62,5 milliards dans des sociétés cotées, l’Etat devrait, en toute logique, peser sur la stratégie de nombre d’entreprises. Mais la réalité n’est pas aussi simple. Notamment parce que l’Etat est tiraillé entre ses objectifs d’intérêt général (emploi et développement industriel) et ses intérêts d’actionnaire, qui réclame une bonne rentabilité. Il a de cette façon retiré 4,5 milliards d’euros de dividendes en 2012. Les syndicats de France Télécom l’accusent ainsi régulièrement de valider le versement de dividendes jugés trop élevés.

Huppés. Le pouvoir de l'exécutif dans les sociétés cotées est très limité. D'abord parce qu'il est souvent minoritaire. Et que sa politique doit s'inscrire «dans le respect […] de l'objet social de chacune de ses participations», explique le rapport annuel de l'Agence des participations de l'Etat (APE). En clair, l'Etat n'a pas le droit d'imposer des mesures contraires à l'intérêt des entreprises. C'est ainsi que le gouvernement a validé les plans de suppressions d'emplois d'Air France-KLM (5 100 postes) et de Renault (7 500 postes), en difficulté.

Mais, quelle que soit sa participation, «l'Etat est assez faible dans les conseils d'administration», constate un proche du dossier à Bercy. Car les administrateurs désignés par l'APE sont de hauts fonctionnaires souven

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