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Analyse

En 2013, la récession comme toile de fond

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L’annonce, hier, que la France a de nouveau enregistré une baisse de 0,2% de son PIB au premier trimestre, compromet un peu plus l’objectif du pouvoir : réduire le chômage dès cette année.

Publié le 15/05/2013 à 22h11

Une crise sans fin. Pour la troisième fois en quatre ans, la France replonge dans la récession. Certes, le terme recouvre une définition technique - baisse du PIB pendant deux trimestres consécutifs - et son volume est sans rapport avec le recul historique qu'a connu l'économie en 2009 (- 3,1%). Il n'empêche, après une baisse de 0,2% au dernier trimestre 2012, l'activité économique a de nouveau régressé de 0,2% sur les trois premiers mois de l'année. Résultat, selon l'Insee, l'«acquis de croissance» est négatif pour 2013. En clair, si l'activité restait au même niveau jusqu'à la fin décembre, la France serait en récession de 0,3% sur l'ensemble de l'année.

Douche. Une bien mauvaise nouvelle (de plus) pour le gouvernement. Mais qui n'a pas empêché le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, de maintenir sa prévision de 0,1% pour cette année. Tout juste François Hollande a-t-il concédé, lors de sa visite hier à la Commission européenne (lire page ci-contre), qu'«il est probable que la croissance soit nulle en 2013». Mais pour que les prévisions de l'exécutif se réalisent, il faudrait que l'économie rebondisse d'ici la fin de l'année.

Or, tous les indicateurs économiques sont au rouge en ce début 2013, selon l'Insee : production au «point mort», consommation «atone», et investissements en «repli», que ce soit de la part des entreprises (- 0,8% au premier trimestre), comme des administrati

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