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Libre-échange : «L’exception culturelle ne se négocie pas»

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La ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, menace Bruxelles d'un veto français dans les négociations commerciales entre l'Union européenne et les Etats-Unis. Paris refuse d'y inclure la culture et l'audiovisuel.

La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, à l'Elysée, le 28 novembre. (Photo Bertrand Langlois. AFP)
Publié le 12/06/2013 à 17h14

Faute d'exception culturelle, la France va refuser de donner mandat à la Commission européenne pour négocier un accord de libre-échange avec les Etats-Unis. C'est ce qu'explique Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur qui se rend vendredi à Bruxelles, où se tient un conseil européen des ministres du Commerce extérieur. Enjeu dans cette négociation, la forme que prendra au final le «partenariat transatlantique de commerce et d'investissement», alors que les deux puissances représentent ensemble 40 % du commerce mondial.

C’est la mobilisation européenne autour de l’exception culturelle française qui va conduire au veto français ?

La France ne donnera pas mandat à la Commission si celle-ci persiste à mettre la culture et l’audiovisuel dans le champ de la négociation. Je considère que la Commission fait une erreur tactique. Elle prétend que si on arrive avec cette exception, les Américains vont aussi demander les leurs. Elle pense qu’il vaut mieux tout mettre sur la table et négocier ensuite. Mais de toute façon, les Etats-Unis viendront avec leurs exceptions, notamment dans le transport maritime et les services financiers, où ils défendent l'indépendance de leurs agences de régulation.

Je pense qu'en n'excluant pas d'entrée de jeu la culture, il y a un risque que les services culturels deviennent les otages de la Commission, une sorte de monnaie d'échange. Pour moi, l'exception culturelle ne se négocie pas. Et quand la Commission me dit

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