La «bande organisée» s’élargit. Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo, puis de Christine Lagarde à Bercy, a été mis en examen pour «escroquerie en bande organisée», hier en fin d’après-midi, suite à quarante-huit longues heures de garde à vue - entrecoupée d’une brève hospitalisation de l’intéressé après un malaise. Le PDG d’Orange rejoint ainsi l’un des trois arbitres, le magistrat à la retraite Pierre Estoup (mis en examen fin mai), pour son rôle présumé dans l’affaire Tapie-Crédit lyonnais. Son compagnon de garde à vue, Jean-François Rocchi, a lui été mis en examen hier soir pour «escroquerie en bande organisée» et «usage abusif de pouvoirs sociaux». Ex-président du Consortium de réalisation (CDR, héritier public des litiges du Crédit lyonnais), il avait accepté d’entrer en arbitrage avec Bernard Tapie dans le dossier Adidas.
Richard est-il plus impliqué que Lagarde ?
Paradoxe : l'ancienne ministre de l'Economie, qui dit assumer politiquement l'arbitrage (son acceptation en 2007 puis sa non-contestation en 2008), sans «inspiration» de l'Elysée, n'est que témoin assisté ; son ancien collaborateur, qui plaide n'avoir été qu'un simple «rouage du système, non détenteur du pouvoir», se retrouve mis en examen. Certes, ce ne sont pas les mêmes magistrats qui en ont décidé (Lagarde dépend de la Cour de justice de la République, Richard du pôle financier de Paris), mais ces deux procédures parallèles communiquent. En plaçant Richard un cran au-dessus, les juges d'instruction en




