C’est le nouveau champ de bataille entre Airbus et Boeing. Au salon du Bourget, le sujet brûlant sera la guerre impitoyable des deux avionneurs sur le marché des longs-courriers. Avec en vedette les appareils derniers cri, ultra-économes grâce à leur peau en carbone. Chez Airbus, l’A350, après son premier vol de vendredi, pourrait survoler le Bourget vendredi prochain, lors de la visite de François Hollande. Tandis que Boeing pourrait y annoncer le lancement du 787-10, version allongée de son Dreamliner.
Si la bataille est aussi âpre, c'est que les longs-courriers pèsent près de la moitié des recettes et génèrent les plus fortes marges. Et c'est Airbus qui se retrouve sous pression. Car Boeing domine largement ce créneau, grâce au nouveau 787 (890 commandes) et à son grand frère, le 777. Bref, avec l'A350, Airbus n'a pas le droit à l'erreur. Lancé avec deux ans de retard sur le B787, il n'affiche pour l'instant que 613 ventes au compteur. Comme le confiait la semaine dernière Fabrice Brégier, le PDG de l'avionneur européen, l'objectif fixé est clair : il faut «rattraper Boeing».
«Drôle». Mais le pari n'est pas gagné. Car en matière d'avions de nouvelle génération, Airbus a tout misé sur la famille A350 (trois avions de 270 à 365 sièges), optimisée pour les très longs vols (type Europe-Asie). Tandis que Boeing va aligner deux familles d'ici la fin de la décennie : son petit 787 (trois modèles), calibré pour les vols moyens (Europe-




