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Décryptage

L’aérien, une piste pour l’emploi

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Le premier vol réussi de l’A350 illustre la très bonne santé du secteur aéronautique en France. Qui, pourtant, manque de main-d’œuvre et délocalise.

Construction de l'A350 en décembre 2011. (Photo Reuters)
Publié le 14/06/2013 à 22h36, mis à jour le 16/06/2013 à 16h19

Explosion de joie et ouf de soulagement chez Airbus. Huit ans après le géant des airs A380, le nouvel A350 a effectué vendredi son premier vol sans encombre, se payant même le luxe d'un passage à basse altitude au-dessus des milliers de spectateurs rassemblés autour de la piste de Toulouse-Blagnac, où l'appareil a atterri à 14 h 05. «C'est un grand jour pour Airbus», s'est réjoui Thomas Enders, PDG d'EADS, la maison mère de l'avionneur.

Airbus frappe fort à trois jours du salon du Bourget (Seine-Saint-Denis), dont l'A350 sera l'une des vedettes (lire page 4). Le plus grand raout aéronautique mondial, qui ouvre ses portes lundi, va encore se traduire par un festival de commandes. Thomas Enders s'attend à «plusieurs centaines» de ventes pour Airbus pendant le salon. Malgré la crise, l'aéronautique civile affiche en effet une santé insolente, avec un chiffre d'affaires qui a explosé de 16% au niveau mondial ces douze derniers mois, selon le cabinet Deloitte. Et le futur s'annonce tout aussi radieux. Il devrait se vendre 35 000 avions d'ici 2032, pour 3 600 milliards d'euros. Boeing a ainsi relevé de 3,7%, mardi, ses prévisions de marché sur les vingt prochaines années. Surtout, alors que presque tous les pans de l'industrie française enchaînent les plans sociaux (automobile, pharmacie, chimie), l'aéronautique est la seule filière en pleine forme : les 300 plus grosses entreprises, réunies au sein du Gifas (Groupement des industries françaises aéronauti

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