Des trombes d’eau, des éclairs, et des rafales de vent qui frôlent les 100 km: c’est par un gros caprice du ciel que s’est ouvert, lundi matin, le cinquantième salon du Bourget (Seine-Saint-Denis), le plus grand raout aéronautique mondial, inauguré par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. Mais le soleil a vite percé les nuages, ce qui a permis à la présentation aérienne de démarrer à 13 heures, avec, en vedette, l’avion de transport militaire A400M, le Rafale, le Boeing 787 ou encore l’A380.
Après le premier vol, vendredi, du nouveau long-courrier en carbone A350 d'Airbus, professionnels et journalistes attendaient la riposte de Boeing, avec le lancement commercial du 787-10, version allongée (300 sièges) du 787 Dreamliner. Mais ce ne sera a priori que pour mardi. «Si tout va bien, on le lancera ici [au salon, ndlr] très bientôt», a lancé lundi matin le PDG de la branche civile de Boeing, Ray Conner. L'avionneur a annoncé dans la foulée une commande de dix 787-10 par le loueur Gecas, pour 2,9 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros). C'est la seconde vente de l'appareil, après les trente exemplaires acquis par Singapore Airlines. Pas mal pour un avion qui n'est toujours pas officiellement lancé, et qui ne volera que dans plusieurs années.
La météo pluvieuse n'a donc pas refroidi les ardeurs d'Airbus et Boeing, qui ont ouvert dès potron-minet la bagarre des commandes. L'européen a vendu dans la matinée 170 avions pour 23 milliards de dollars au prix cat




