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Analyse

Un accord qui pourrait passer les bornes

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Les Etats européens s’inquiètent de voir franchies plusieurs lignes jaunes.

Au Colorado, en 2011. Les Etats-Unis aimeraient exporter du bœuf aux hormones, pour l'instant interdit de séjour en Europe. (Photo Rick Wilking. Reuters)
Publié le 18/06/2013 à 21h56, mis à jour le 20/06/2013 à 7h24

L’Europe s’engage dans une négociation à haut risque, dans laquelle un certain nombre de lignes jaunes - touchant aux «préférences collectives» des Européens, en matière de santé, de droit du travail ou d’environnement - pourraient être menacées.

Bœuf aux hormones et OGM à gogo ?

Aujourd'hui, l'Europe ne consomme pas de bœuf aux hormones. Et bon nombre de pays ont adopté un moratoire sur la culture des OGM. C'est notamment le cas de la France. L'interdit fixé par la France (Libération du 13 juin) va-t-il tenir ? «Non, on ne négocie pas secteur par secteur, c'est une négociation globale, une discussion de marchand de tapis et, au finale, ce sera à prendre ou à laisser», résume Yannick Jadot, vice-président de la Commission du commerce international et porte-parole du groupe des Verts au Parlement européen.

La difficulté avec un tel mandat donné à la Commission, c'est qu'en matière de garde-fous, comme sur les normes sanitaires, il n'y a que des principes généraux. Autre écueil, les Etats-Unis ne reconnaissent pas le principe de précaution européen : «Tant que vous n'avez pas prouvé la nocivité à 100% d'une substance, explique Jadot, on vous interdit de prendre des mesures de protection.» La négociation pourrait mener à un élargissement du principe de reconnaiss

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