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Décryptage

Tapie rattrapé pour ses liens avec Estoup

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L’homme d’affaires et son avocat ont été mis en examen vendredi. En cause : leurs relations avec l’un des arbitres de l’affaire.

Bernard Tapie le 26 mai 2013. (Photo AFP)
Publié le 28/06/2013 à 22h56

Touché, mais pas coulé. Bernard Tapie a été mis en examen vendredi après-midi pour «escroquerie en bande organisée», à l'issue de 96 longues heures de garde à vue à l'hôpital parisien de l'Hôtel-Dieu, par les juges d'instruction qui enquêtent sur l'affaire d'arbitrage entre l'homme d'affaires et l'entreprise publique qui a hérité du passif du Crédit lyonnais, le CDR. Un arbitrage qui a donné lieu au versement de 403 millions d'euros à Tapie. Les magistrats lui ont infligé un contrôle judiciaire a minima : interdiction de rencontrer les actuels ou potentiels membres de la «bande», mais pas la moindre caution ni saisie. Un échec pour l'Etat et le CDR, qui avaient réclamé que les biens de Tapie soient gelés en attendant le résultat du recours contre l'arbitrage (lire ci-contre). Même si une saisie reste possible par la suite, l'homme d'affaires peut donc continuer à jouir du jet privé, du yacht et des somptueuses demeures acquis avec l'argent de l'arbitrage.

Plus tard dans la soirée de vendredi, les juges ont également mis en examen Maurice Lantourne, avocat historique de Tapie. Aussi pour «escroquerie en bande organisée».

Lui et Bernard Tapie rejoignent ainsi trois autres mis en examens, soupçonnés par les juges d'avoir conduit «un simulacre d'arbitrage» pour lui remplir les poches : Jean-François Rocchi (ex-président du Consortium de réalisation) et Stéphane Richard (ancien directeur de cabinet à Bercy, actuel PDG d'Orange), qui avaient piloté

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