Oui, on trouve des traces de méthane dans les eaux souterraines aux alentours d'exploitations de gaz de schiste. Le propos n'émane pas d'une ONG militante, mais de scientifiques universitaires, et a été publié dans une revue à comité de lecture respectée : Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS, émanant de l'Académie des sciences américaine).
Les neuf chercheurs américains auteurs de l’article (1) ont analysé l’eau potable de 141 puits utilisés par des familles du nord-est de la Pennsylvanie, aux Etats-Unis. Une région où l’exploitation des gaz de schiste par la technique de la fracturation hydraulique bat son plein. Les scientifiques ont détecté des concentrations en méthane dans les échantillons d’eau 6 fois plus fortes en moyenne dans les 59 puits situés à moins d’un kilomètre d’une exploitation de gaz de schiste. Pour l’éthane, les concentrations sont 23 fois plus élevées. Et du propane a été détecté dans 10 échantillons, provenant tous de puits situés à moins d’un kilomètre d’une exploitation. En termes de normes sanitaires, 12 échantillons dépassaient la limite des 28 mg/litre de méthane - avec un maximum près de 70 mg/l -, à partir de laquelle les autorités recommandent une action immédiate pour y remédier.
Etanchéités. L'analyse très précise des caractéristiques - notamment isotopiques - des gaz détectés a permis aux chercheurs d'exclure d'autres causes (géologiques) que l'exploitation des gaz de sc




