Pierre-Yves Sinou est président de l’Association de défense des riverains du périphérique et des voies extérieures (Arpe), à Nantes. Selon lui, près de 80 000 riverains résident aux abords de cette grande ceinture de l’agglomération nantaise. Pierre-Yves Sinou habite lui-même à 80 mètres seulement de la voie rapide. Et en souffre quotidiennement.
Quel est le niveau sonore du périphérique nantais ?
Selon les dernières mesures présentées par la Direction départementale de l’équipement (DDE) en 2000-2001, aucun ne dépasse officiellement 65 décibels. Le plus bas est de 55 décibels. Toujours selon la DDE, il n’existe pas de «points noirs» sonores sur le périphérique de Nantes. Nous contestons ces données. Sur les sites protégés derrière des barrières acoustiques, nous avons enregistré 37 pics sonores à plus de 70 décibels. Sur les sites non protégés, 73 pics. Ce sont les comportements individuels de camions qui dépassent la limite de vitesse ou des motos dont l’échappement n’est pas réglementaire qui sont responsables de ces pics. Les riverains sont réveillés et ne dorment plus !
Quelles sont les mesures prises par les pouvoirs publics pour limiter le niveau sonore du périphérique nantais ?
Sur la commune de Sautron [au nord-ouest de Nantes], nous avons fait élever des merlons de terre de 8 mètres de haut sur 3 kilomètres de long, cela a permis d'atténuer le niveau de 7 décibels. Des écrans antibruit ont été édifiés sur les ponts, des panneaux d'information ont été installés, ainsi que des radars automatiques. La vitesse maximale est passée de 110 km/h à la mise en service du périphérique, en 1985, à 90 km/h depuis 1998. La vitesse ma




