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Libération
EDITORIAL

Effort

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Publié le 23/07/2013 à 21h46

L’enquête judiciaire devra déterminer les causes de la tragédie de Brétigny. Mais en attendant les conclusions de la police - et sans faire de lien avec la vétusté de la ligne -, cet accident a révélé l’aveuglement ferroviaire de la France au cours des trente dernières. En privilégiant la vitesse, les relations entre les grandes cités et les 300 000 utilisateurs du TGV, la SNCF, les pouvoirs publics, mais aussi nombre d’élus locaux ont délaissé les 30 000 km de réseau secondaire et les 4 millions de voyageurs quotidiens dans les trains régionaux. Et quand des milliards d’euros étaient déboursés pour construire de nouvelles infrastructures, les plus anciennes vieillissaient dans l’indifférence.

Certes, les responsables n'ont pas attendu le 12 juillet pour prendre la mesure de cette situation. Depuis 2007, environ 2 milliards d'euros sont engagés chaque année pour la rénovation et la modernisation de ces lignes secondaires. La décision de Jean-Marc Ayrault de mettre un terme à la politique du «tout TGV» atteste de cette prise de conscience. Mais l'effort n'est pas suffisant. Les infrastructures ferroviaires doivent être une priorité absolue. Outre la volonté politique, une clarification des relations entre la SNCF et RFF, le gestionnaire du réseau et le propriétaire doit être menée. En travaillant ensemble au lendemain du drame de Brétigny, les deux établissements ont d'ailleurs montré que «la réunification de la famille cheminote» voulue par le ministre des Transports

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