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L’optimisme ne passe pas par le Medef

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Le syndicat patronal évoque «des commandes au plus bas».

Publié le 12/08/2013 à 22h36

La rentrée, telle que l'imagine le Medef, pourrait se couvrir de nuages : «Il ne s'agit pas de verser dans le pessimisme, mais de regarder ce que vivent les entreprises sur le terrain», analyse un dirigeant de l'institution patronale. Or, et c'est le premier constat, «les carnets de commande sont au plus bas». S'ajoute une seconde difficulté : celle d'une rentabilité qui ne cesse de se dégrader. «Nous avons le plus faible taux de marge en Europe», insiste notre interlocuteur au Medef. Une faiblesse soulignée dans le rapport Gallois sur la compétitivité, remis au gouvernement à l'automne 2012 et qui limite les chances de rebondir.

La perspective de négociations difficiles sur les retraites ou sur le projet de loi de finances, avec à la clé un alourdissement des prélèvements sociaux, assombrit le ciel, selon le Medef : «Si nous n'avons pas de signal dans le sens de mesures qui aident au rétablissement de la compétitivité des entreprises, la confiance pourrait encore reculer.» Ces difficultés structurelles des entreprises s'inscrivent, de surcroît, dans une conjoncture déprimée. L'estimation de Bercy, chiffrant autour de zéro la croissance du PIB en 2013, semble bien optimiste au Medef, qui rappelle que le consensus des économistes est à - 0,3%, signifiant donc la récession.

Tous les secteurs ne sont pas à la même enseigne. Alors que le bâtiment et le commerce s'enfoncent dans la crise, l'industrie et les services relèvent légèrement la tête. L

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