C'est encore expérimental, mais ça roule. Le 6 août, à Gumi, en Corée du Sud, deux bus électriques ont circulé sur un parcours de 24 kilomètres entre la gare et Indong, un quartier à l'est de la ville. Particularité de ces deux véhicules : ils sont alimentés en électricité par la route. Sans fil. Des bobines électriques sont enterrées sous le bitume à environ 20 centimètres de profondeur et génèrent un champ électromagnétique. Lequel interagit avec une autre bobine électrique placée sous le bus qui alimente le véhicule et charge une batterie d'appoint. Ce principe de l'induction (on parle pour être précis de «couplage inductif par résonance»), qui permet de transmettre de l'électricité sans fil entre deux bobines, est connu depuis la «découverte» de l'électricité au milieu du XIXe siècle. Il a été repris par l'Institut coréen supérieur de sciences et technologies (Kaist) qui l'a développé sous le joyeux sigle SMFIR (Shaped Magnetic Field in Resonance). Quand le bus passe au-dessus d'une zone de bitume «électrifié» - réparties à intervalles réguliers tout au long du parcours -, il reçoit une dose d'énergie. Le véhicule est assuré de ne pas tomber en panne.
Parce que ce principe de la transmission d’énergie sans fil est connu, de nombreux autres systèmes de recharge des véhicules électriques sont à l’étude ou en exploitation dans le monde. A McAllen, au Texas (Etats-Unis), trois bus ont été équipés de chargeur sans fil l’année dernière ; à Turin et Gênes (It




