Demain, les pilotes, mais également les stewards et les personnels au sol d’Air France seront fixés sur leur sort. Au cours d’un comité central d’entreprise (CCE) convoqué ce mercredi, Frédéric Gagey, le nouveau patron d’Air France, entamera le second volet d’un plan baptisé «Transform 2015», lancé en 2012. Il ne devrait s’exprimer que sur les orientations stratégiques, le détail du plan n’étant dévoilé que le 4 octobre. Mais selon la CFDT, entre 2 600 et 2 800 postes de travail pourraient être supprimés. Ils s’ajouteraient alors aux 5 000 emplois en voie de l’être.
Couche. Le plan Transform 2015, censé remettre Air France sur les rails de la compétitivité (après 1,2 milliards d'euros de pertes en 2012), s'était accompagné d'un premier volet de réduction de postes, chiffré à 5 122. Son application touche à son terme : «Près de 4 000 personnes sont déjà parties ou sont sur le point de partir», souligne Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT d'Air France, alors qu'un petit millier d'autres sont passées à temps partiel. Cette seconde couche de destruction d'emplois ne prend pas les syndicats de cours, même si le plan les surprend par son ampleur. Dès fin juillet, lors d'un précédent CCE, la direction avait informé de la mise en œuvre probable, à l'automne, d'un nouveau plan social. Il l'avait même chiffré à «un peu plus de la moitié du sureffectif identifié en 2012 [5 122 équivalents temps plein, ndlr]». S




