Menu
Libération
tendance

Coconstruction : l’architecture solidaire a enfin pignon sur rue

Réservé aux abonnés

Saisie d'écran du site web du collectif d’architectes Quatorze; (DR)
Publié le 22/09/2013 à 18h06

Dernier membre de la famille des «co», la coconstruction. Comprendre : une façon de concevoir des projets architecturaux en collaboration avec les habitants ou les usagers d'un lieu, ce qui permet de gagner en visibilité et en reconnaissance. «On assiste à une montée de projets alternatifs dans la lignée de l'économie sociale et solidaire», précise Romain Minod, fondateur du collectif d'architectes Quatorze, qui vient de terminer le projet de construction d'un atelier d'artiste en bois démontable et transportable.

Bonus. Inspirés du travail de l'architecte et urbaniste Patrick Bouchain, ces projets de coconstruction sont faits de bric et de broc. Il s'agit souvent de modules montés avec des matériaux de récup, et de (maigres) subventions auprès des collectivités locales ou des associations. «L'obtention de financement publics sur plusieurs années est une première preuve de la reconnaissance de la coconstruction», ajoute Damien Beslot de l'association Cochenko.

En bonus, ces projets sont des exemples réussis de démocratie participative. Tous les acteurs parlent d'un nouveau moyen de «tisser du lien social» bien souvent dans les quartiers populaires ou les banlieues. A Montreuil (Seine-Saint-Denis), Quatorze a organisé la création d'une friche mobile démontable et remontable pour le festival des Murs à pêches. Une poignée d'habitants s'est réunie plusieurs fois pour exprimer ses besoins, coconcevoir l'objet, présen

Dans la même rubrique