Lyon met le turbo sur les modes de déplacements «doux» et non polluants. En quelques semaines, Gérard Collomb, maire PS de la ville et président du Grand Lyon (la communauté urbaine), a inauguré deux systèmes d'autopartage utilisant des voitures électriques et une balade pédestre de 15 kilomètres le long de la Saône. Devraient suivre prochainemen, le prolongement d'une ligne de métro et de deux lignes de tramway, ainsi que la mise en service d'un tunnel et de trois ponts réservés aux modes de déplacements «doux». Les médisants prêtent à Gérard Collomb des arrière-pensées politiques à quelques mois des élections municipales de 2014 où il vise un troisième mandat. «On a bossé pendant six ans sur ces projets, et tout arrive en entonnoir», proteste Gilles Vesco, adjoint à la nouvelle mobilité de la municipalité lyonnaise.
Libre-service. La troisième ville de France a longtemps été le royaume de la voiture. Mais à la fin des années 70, une nouvelle vision de l'organisation des déplacements commence à apparaître à Lyon comme ailleurs. En 1978, les deux premières lignes de métro, qui en compte quatre aujourd'hui, sont inaugurées. A partir de 2001, c'est au tour du tramway qui est désormais le premier réseau de France. Puis, en 2005, de Vélo'v, système de location de vélos en libre-service. Afin d'inciter les usagers à optimiser leurs trajets en combinant les transports en commun et la bicyclette, la carte d'abonnement aux TCL (transport




