> Olivier Mongin sera l'invité du premier Café Libé EcoFutur, lundi 23 septembre à Paris, pour échanger sur "la ville du futur". Plus d'infos ici.
Dans son livre, la Ville des flux : l'envers et l'endroit de la mondialisation urbaine (1), Olivier Mongin, directeur de la publication de la revue Esprit, pose la question de l'invention d'une nouvelle «condition urbaine» qui puisse répondre aux défis de la mondialisation.
«Nous sommes tous urbains», écrivez-vous. Tous les territoires seraient-ils urbains ?
Aujourd’hui, le mode de vie urbain organise les territoires qu’ils soient construits ou pas. Les conséquences de l’urbanisation se font sentir partout. Au Moyen Age, la ville se distinguait du territoire rural qui lui-même se distinguait de la forêt, qui se distinguait du désert. Le désert n’a pas disparu, mais il subit les effets de l’urbanisation. On n’est pas dans un monde posturbain où la ville aurait disparu, mais dans un monde où les modes de vie urbains «travaillent» l’ensemble des territoires.
Pourquoi cette urbanisation généralisée ?
A cause des flux. La ville classique était Venise qui contrôlait ses flux, essentiellement économiques. Aujourd’hui, il y a une inversion totale puisque, quel que soit le territoire urbain, microscopique ou mégapole, ce sont les flux extérieurs qui déterminent le devenir urbain. Les flux sont plus forts que les lieux.
L’urbanisation est-elle la même en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie?
Il ne faut pas croire que puisqu'il y a mondialisation économi




