L'heure n'est pas encore aux réjouissances. Hier à Florange, François Hollande s'est bien gardé de fanfaronner. La baisse de 50 000 chômeurs en août est certes un «chiffre encourageant», mais «il n'y aura d'inversion durable» de la courbe du chômage que si la baisse se poursuit «sur plusieurs mois», a-t-il immédiatement ajouté. Dans l'entourage du chef de l'Etat, on craint que le mois de septembre, traditionnellement mauvais pour l'emploi, notamment des jeunes, fasse une rechute. D'où la prudence.
Le 15 septembre, Hollande déclarait sur TF1 : «On est tout près du but.» Sait-il déjà que le mois d'août fera apparaître, pour la première fois, une baisse du chômage ? Non. Ni François Hollande ni Michel Sapin, ministre du Travail, ne s'attendaient à un tel résultat. «Sapin misait plutôt sur novembre», dit-on à l'Elysée, avec des chiffres publiés juste avant Noël. «Ce chiffre est juste la confirmation que l'on est sur la bonne voie», ajoute un conseiller.
Cet objectif d'inversion de la courbe du chômage «n'a jamais été un pari, mais une construction, le résultat d'une politique», aime à répéter Michel Sapin. C'est à l'été 2012 que ce fidèle du Président élabore ce scénario. Il fait le compte de ce qu'il a dans sa boîte à outils : 100 000 emplois d'avenir, 75 000 contrats de génération, 30 000 emplois aidés dans l'éducation, le prolongement de trois mois de tous les contrats aidés… Il mobilise ses experts. Une baisse du c




