En pleine perte de vitesse économique, les autorités chinoises ont inauguré hier une «zone de libre-échange expérimentale» (ZLEE) destinée à explorer de nouvelles recettes de croissance via une déréglementation douanière, administrative, fiscale, financière et monétaire. Avec, en ligne de mire, l’idée que certaines des réformes testées puissent être généralisées à l’ensemble du pays. Cette initiative est présentée par la presse officielle comme une étape aussi importante que la création de la première zone économique spéciale (ZES), à Shenzhen en 1978. Mais ses contours demeurent très flous, et nombre des réformes annoncées pourraient n’être appliquées que dans quelques mois, voire dans quelques années. Ou jamais.
Rumeurs. Il était encore question la semaine dernière, selon la presse de Hongkong, de suspendre en partie la censure d'Internet pour permettre aux bureaux des entreprises qui s'installeront dans la ZLEE d'accéder à Facebook et à d'autres sites proscrits dans le reste du pays. La presse officielle a toutefois décrété vendredi que cette «concession» ne serait pas accordée.
Composée de docks et de hangars, la zone expérimentale est située à une heure de route de Shanghai. Elle rassemble, sous la même autorité, quatre zones de libre-échange (ZLE) déjà existantes : celle du port de conteneurs de Waigaoqiao, le «parc logistique» du même nom, et les ZLE aéroportuaires de Pudong et Yangshan. En cas de succès, la superficie tota




