Pour faire baisser le chômage, on a trouvé mieux que la hausse des contrats aidés ou la baisse de charges : la panne de SMS. Quelques jours après un fort recul du nombre de demandeurs d'emploi, le gouvernement a annoncé hier qu'une partie de la décrue était due à un manquement de l'opérateur téléphonique SFR. Ce dernier, prestataire de Pôle Emploi, a connu un incident dans l'envoi de centaines de milliers de textos de relance aux usagers n'ayant pas actualisé leur situation en ligne. Résultat : un nombre anormalement élevé d'oublis… et autant de sortie des listes de Pôle Emploi.
Le doute s'était imposé dès la publication des derniers chiffres du mois d'août, mercredi. Avec 50 000 inscrits de moins, les effectifs de la catégorie A (chômeurs sans aucune activité) enregistraient leur première baisse depuis le printemps 2011, et la plus forte baisse depuis janvier 2001. Si forte que même le ministère du Travail en avait semblé étonné, et avait réagi dans les termes les plus prudents. C'est que, dans le même temps, le nombre de désinscriptions pour défaut d'actualisation grimpait de 200 000 à 277 000, soit un bon de 39%. De quoi expliquer au moins une partie de la baisse. Dès lors, le ministre du Travail, Michel Sapin, a déclaré hier avoir demandé à Pôle Emploi «de regarder précisément ce qui s'est passé».
Abandon.




