A chaque campagne électorale, le débat est ouvert et généralement vite refermé. En 2007, Nicolas Sarkozy s’était ainsi engagé à «libérer» le travail du dimanche avant de céder à la pression de la droite catholique. La volte-face ne l’avait cependant pas empêché, cinq ans plus tard, de promettre de modifier le droit du travail dominical quand François Hollande envisageait, lui, des négociations pour plus de souplesse. C’est donc tout naturellement que la question est reposée à l’aube de la campagne pour les municipales et que le gouvernement a renvoyé la réponse à plus tard. Le temps d’une mission et d’un rapport… Mais Jean-Marc Ayrault ne pourra gagner du temps bien longtemps car, au-delà de l’opportuniste politique, la législation sur le travail dominical est telle que la règle suprême de l’interdit est contredite par une demi-douzaine d’autres règles dérogatoires. Une clarification s’impose pour permettre aux salariés qui souhaitent travailler de le faire dans un cadre juridique transparent, et pas dans la jungle décrite par la Dares (l’organe statistique du ministère du Travail). Elle s’impose aussi par la nécessité de réaffirmer les vertus du repos dominical pour la santé, la famille et l’entretien du lien social à travers, par exemple, les activités associatives et sportives. Contrairement à ce que certaines voix patronales ont affirmé ce week-end, les deux dimensions ne sont pas contradictoires. Il appartient, au contraire, au gouvernement et aux partenaires sociaux de
EDITORIAL
Jungle
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ParEric Decouty
Publié le 30/09/2013 à 21h46
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