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Libération

L’énergique méthode hongroise pour maîtriser le prix de l’énergie

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ParFlorence La Bruyère
Budapest correspondance
Publié le 01/10/2013 à 21h36

Le Premier ministre hongrois, le populiste de droite Viktor Orbán, poursuit sa mainmise sur le secteur de l'énergie. «Nous négocions avec six ou sept entreprises le rachat ou la reprise par l'Etat de leurs activités», avait-il annoncé il y a une dizaine de jours. C'est chose faite avec l'acquisition, bouclée hier, des activités gazières du groupe allemand E.ON. Celles-ci vont passer dans le giron du groupe public hongrois MVM, qui a mis 950 millions d'euros sur la table.

Mais pas question de parler de (re)nationalisation, un vilain mot ! Budapest envisage une participation dans les entreprises privatisées en 1995, et «examine au cas par cas les offres d'achat». Chez les acteurs concernés - dont l'italien ENI, et les français EDF et GDF Suez -, qui se sont tous, selon le Premier ministre, «octroyé des centaines de milliards de forints de bénéfices depuis la privatisation», personne ne veut commenter. La direction d'EDF Hongrie précise cependant : «Nous avons investi plus d'un milliard d'euros, à 85% dans l'économie locale. Nos fournisseurs, nos sous-traitants sont hongrois.» Présents dans la production, la distribution et la vente d'énergie, EDF et GDF Suez ont respectivement 775 000 et 1 million de clients.

Dès janvier, le gouvernement a imposé aux distributeurs d'énergie une baisse de 10% des prix du gaz, de l'électricité et du chauffage. Une seconde baisse de 10% est prévue au 1er novembre.Les fournisseurs étrangers c

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