En France, on légifère à reculons sur l'ouverture du financement participatif. Le 30 septembre, la ministre de l'Economie numérique, Fleur Pellerin, a bien lancé une consultation publique sur ce sujet, mais à partir d'un texte rédigé par son cabinet. Outre-Atlantique, on a ouvert les vannes du crowdfunding le 23 septembre, date d'entrée en vigueur d'une mesure du Jobs Act visant à soutenir le développement des entreprises de croissance.
Les start-up peuvent enfin lever des fonds sur Internet via des plateformes de financement participatif. Plus besoin de passer par les business angels. Le statut est celui du capital-investissement. En clair, les investisseurs reçoivent des parts de la société en échange de l'argent mis sur la table. Dans un premier temps, cette participation est limitée afin de tester le dispositif et protéger les particuliers. Ainsi, les généreux donateurs doivent avoir touché plus de 200 000 dollars (147 000 euros) sur les deux dernières années et détenir plus d'un million de dollars de patrimoine. Les investisseurs du dimanche devront attendre l'année prochaine pour pouvoir miser sur une société.
La loi américaine a été accueillie positivement. Dans la journée, de nombreuses plateformes de crowdfunding ont été lancées. La plus en vue, AngelList, se targue d'avoir reçu plus d'un million de dollars d'investissements en vingt-quatre heures. La mesure autorise, par ailleurs, les start-up à rendre publique leur recherche de fonds sur l




