Nicole Bricq sort de son chapeau un nouveau levier d'action pour le made in France. Un geste supplémentaire pour les entreprises françaises de la part du gouvernement patron friendly. A l'occasion des assises de l'industrie, organisées par l'Usine nouvelle la semaine dernière, la ministre du Commerce extérieur a présenté une liste de propositions destinées à favoriser les exportations destinées principalement aux entreprises de taille intermédiaire, dites «ETI».
Pourquoi les espoirs de la ministre reposent-ils sur ces ETI ? Parce que ces boîtes de 250 à 4 999 salariés, ni PME ni grandes entreprises, représentent plus de 20% de l'emploi en France et 33% des exportations. Ce sont aussi ces entreprises qui multiplient les plans sociaux ces dernières semaines, à l'image de La Redoute, souvent pour ne pas s'être internationalisées. «L'export se joue d'abord chez nous, dans nos territoires, dans leur capacité à mobiliser à leur profit les ressources financières, de connaissance, d'accompagnement ou d'ingénierie stratégique, nécessaires à leur développement», a rappelé la ministre. Elle souhaite donc offrir aux ETI les mêmes droits que ceux des PME en la matière.
La première mesure consiste à supprimer la distinction entre PME et ETI dans les dispositifs d'aides publics à l'exportation. Ainsi, auront-elles accès aux financements de la Coface et d'Ubifrance. Et le crédit d'impôt pour les dépenses de prospection commerciale devrait être étendu à ces




