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Récit

L'UFC-Que Choisir soupçonne les opérateurs de négliger la 3G

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L'association de consommateurs estime que de cette manière, les utilisateurs seront poussés vers la 4G.

L'UFC-Que Choisir a saisi l'Arcep pour dénoncer la dégradation du réseau 3G, orchestrée selon elle par les opérateurs pour provoquer une migration forcée des utilisateurs vers la 4G. (Photo Justin Sullivan. AFP)
Publié le 19/11/2013 à 15h17

Après la 4 G, il y a quinze jours, l'UFC-Que Choisir, en grand inquisiteur des réseaux mobiles, s'attaque aujourd'hui à la 3G, le haut débit mobile, «parce qu'il n'y a pas que la 4 G dans la vie et que la 3G concerne 36 millions d'utilisateurs», explique Alain Bazot, le président de l'association. Et il s'interroge face à la dégradation marquée de la qualité des réseaux 3G : «Nous craignons de leur part un choix stratégique. Il n'y a pas de meilleure façon de forcer les consommateurs à la transhumance vers la 4G qu'en dégradant la 3G

Rude accusation. Pour l'étayer, l'association a reconduit son panel de mesures à un an d'intervalle. Son auscultation précédente du réseau 3G remontait à fin 2012. Elle a été répétée en octobre dernier, presqu'à l'identique. Soit, en Ile-de-France, à Lille et à Toulouse. Ce qu'il en ressort ? Il y a davantage aujourd'hui de zones où le débit est indigent (moins de 500 kilobits/s), qu'il y en avait l'an passé. Soit dans 18 % des zones auscultées, contre 12 %, à fin 2012... Certes le nombre d'endroits où le débit est bon (plus de 2000kb/s) a progressé (+5 %), mais la dégradation observée dans les zones mal couvertes l'emporte sur les améliorations constatées

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