Après la 4 G, il y a quinze jours, l'UFC-Que Choisir, en grand inquisiteur des réseaux mobiles, s'attaque aujourd'hui à la 3G, le haut débit mobile, «parce qu'il n'y a pas que la 4 G dans la vie et que la 3G concerne 36 millions d'utilisateurs», explique Alain Bazot, le président de l'association. Et il s'interroge face à la dégradation marquée de la qualité des réseaux 3G : «Nous craignons de leur part un choix stratégique. Il n'y a pas de meilleure façon de forcer les consommateurs à la transhumance vers la 4G qu'en dégradant la 3G.»
Rude accusation. Pour l'étayer, l'association a reconduit son panel de mesures à un an d'intervalle. Son auscultation précédente du réseau 3G remontait à fin 2012. Elle a été répétée en octobre dernier, presqu'à l'identique. Soit, en Ile-de-France, à Lille et à Toulouse. Ce qu'il en ressort ? Il y a davantage aujourd'hui de zones où le débit est indigent (moins de 500 kilobits/s), qu'il y en avait l'an passé. Soit dans 18 % des zones auscultées, contre 12 %, à fin 2012... Certes le nombre d'endroits où le débit est bon (plus de 2000kb/s) a progressé (+5 %), mais la dégradation observée dans les zones mal couvertes l'emporte sur les améliorations constatées




