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Pourquoi l'instauration du Smic inquiète l'Allemagne

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Angela Merkel confirme qu'elle va créer, à contrecoeur, un salaire minimum en Allemagne. La mesure provoque un vif débat, y compris du côté des syndicats.

Un salarié de la métallurgie manifeste en faveur d'une hausse des salaires de 8% en 2008. (photo ROLAND MAGUNIA. AFP)
ParNathalie Versieux
Berlin, de notre correspondante
Publié le 21/11/2013 à 15h51

Le prochain gouvernement allemand adoptera le salaire minimum. Angela Merkel l'a confirmé ce jeudi devant un parterre de patrons, sans toutefois communiquer de détails sur le niveau du futur salaire minimum ni sur sa date d'introduction. Les Sociaux-démocrates ont fait de l'introduction d'un salaire minimum de 8,50 euros de l'heure brut la principale condition à leur participation au prochain gouvernement Merkel. «Nous allons décider de choses qu'au vu de mon programme je ne considère pas comme justes, parmi elles un salaire minimum généralisé», a expliqué Angela Merkel, avant d'ajouter : «Je vais tout faire pour minimiser les effets sur l'emploi d'un tel salaire minimum.»

12,9% des salariés – et 25% des salariées de l'est - touchent à l'heure actuelle moins de 8,50 euros de l'heure. D'après les chiffres de l'Office pour l'Emploi, 1,317 million de salariés touchaient fin juin un «complément de revenu» de l'Etat, pour ne pas tomber sous le niveau des minimums sociaux, tout en travaillant. En Allemagne, il y a quasi-unanimité à considérer que la question des bas salaires est devenue insupportable. Pour autant, la probable introduction de la mesure provoque un vif débat et de nombreuses inquiétudes dans le pays, jusque dans les rangs de la gauche.

Sans surprise, les patrons allemands agitent la menace des suppressions d'emplois. «1,5 à 1,8 million d'emplois disparaîtront dans le sillage du salaire minimum», assure le ministère des Finances. Les

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