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Décryptage

Filière avicole française : Bruxelles met du fonds dans l’aile

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Publié le 22/11/2013 à 21h26

En difficulté, la filière avicole - à commencer par les volaillers Tilly-Sacbo et Doux (en instance de recapitalisation) - est allée plaider sa cause vendredi à Bruxelles. A l’arrivée, un coup de pouce, mais à condition de booster la qualité…

Que disait la Commission européenne ?

Elle opposait une fin de non-recevoir aux demandes de prolongation des subventions à l'exportation. Leur arrêt a été envisagé il y a dix ans lors du sommet de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Hongkong, puis décidé il y a huit ans. Motif : ces aides ont laminé des filières de poulets locales, surtout en Afrique. L'élimination «s'est faite de façon progressive, afin de donner aux acteurs un délai supplémentaire pour prendre les mesures nécessaires et adapter leur stratégie», rappelle le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos. Les acteurs industriels et les autorités françaises en avaient été informés dès 2010. Après en avoir plus que profité. «Entre 2003 et 2013, 887,8 millions d'euros ont été versés pour soutenir les exportations de viande de volaille, dont 767,7 millions pour les acteurs français de la filière et 41 millions au titre de l'année 2013», dit Dacian Ciolos.

Qu’a obtenu la France ?

La possibilité d'utiliser l'an prochain 15 millions d'euros d'aides européennes, afin d'aider la filière «poulet export», s'ajoutera aux 4 millions annoncés par le gouvernement. A l'inverse des

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