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Lutter contre le chômage des jeunes : que peut-on attendre de la «garantie jeunesse» ?

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ParIoana Marinescu
professeure d’économie à la Harris School of Public Policy de l’université de Chicago.
Publié le 25/11/2013 à 18h01

Alors que le taux de chômage des jeunes Européens est au plus haut, les chefs d'Etat de l'Union européenne, réunis à Paris le 12 novembre, ont arrêté un calendrier pour la mise en place d'une «garantie jeunesse» dans les deux prochaines années.

Selon cette mesure, les jeunes de moins de 25 ans se verront proposer une offre de qualité pour un emploi, une formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant leur sortie de l’enseignement ou la perte de leur emploi.

Cette garantie jeunesse doit être mise en œuvre à travers des plans nationaux.

La question se pose alors de savoir comment la France peut faire le meilleur usage des financements de l’Union européenne pour lutter contre le chômage des jeunes.

Cette lutte passe par l’usage d’une panoplie de mesures telles que la formation ou l’aide à la recherche d’un emploi. De nombreuses mesures de ce type ont été étudiées au cours de ces vingt dernières années en Europe.

La leçon de ces études est que tous les types d’intervention ne se valent pas quand il s’agit d’augmenter le nombre de jeunes au travail.

L’aide à la recherche d’un travail et les subventions à l’embauche dans le secteur privé sont bénéfiques.

La formation a aussi des effets positifs, mais qui ne se manifestent qu’au bout d’un certain temps. Seulement quand ces chômeurs trouvent un emploi à la fin de leur période de formation, s’ils en trouvent un.

Quant aux créations d’emplois dans le secteur public ou associatif, elles n’aident pas les chômeurs à

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