Menu
Libération

A Bali, l’OMC cherche à sortir de l’impasse

Réservé aux abonnés

Sommet. L’organisation espère sceller des accords commerciaux communs, les premiers depuis 2001.

Le sommet de l'OMC, qui regroupe 159 membres, va tenter de raviver les flammes du multilatéralisme, éteintes depuis 2001. (Photo Edgar Su. Reuters)
Publié le 02/12/2013 à 22h46

C’est une levée de rideau assez classique. Comme à chacune des grand-messes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), celle qui s’ouvre aujourd’hui dans la station balnéaire de Nusa Dua (Bali) va tenter, jusqu’à vendredi, de raviver les flammes du multilatéralisme commercial, éteintes depuis 2001, lors du lancement du cycle de développement de Doha. Régulièrement depuis douze ans, un accord à l’OMC est ainsi annoncé, puis démenti. Une fois de plus, les négociations se dérouleront sur fond de dramatisation et de perspectives de blocage en tout genre.

Stocks. Les ambassadeurs des 159 pays membres de l'OMC ont désormais transmis aux ministres les dix textes sur lesquels ils ont travaillé, et qui portent sur trois volets : l'agriculture, la facilitation des échanges et le développement. Sur l'agriculture, «nous sommes vraiment près de la ligne d'arrivée», selon le ministre indonésien du Commerce, Gita Wirjawan, président de la réunion ministérielle de Bali et du «G33», le groupe des pays en développement. Emmenés par l'Inde, nombre de pays du G33 exigent de pouvoir constituer des stocks agricoles et augmenter leurs subventions aux produits de première nécessité.

Mais jusqu'ici, l'OMC a toujours avancé l'argument selon lequel la constitution de stocks risquait de provoquer une distorsion de prix sur les marchés internationaux des produits concernés. Certains estiment néanmoins qu'un accord sur cette question est possible, quand d'

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique