Les campagnes de pub Max Havelaar, c'est souvent elle. La réalisation du site Ivglesadresses.org pour trouver un centre IVG en Ile-de-France, c'est elle. La campagne de lutte contre le sida au Swaziland, encore elle. Cathy Mounier, femme pimpante de 34 ans, gère l'agence de communication la plus modeste et pourtant la plus ambitieuse de la place parisienne : la Face B. «C'est le côté des oubliés, de l'alternative, derrière la face A du succès.» Son objectif : réconcilier le secteur associatif avec la communication par des campagnes multisupports et des méthodes d'agit-prop inspirées des milieux néocontestataires. Elle tire son concept d'une expérience de cinq ans à la communication de la coopérative de produits commerce équitable Max Havelaar. A une époque où le discours sur le commerce équitable est encore flou, elle organise des événements pour la marque. «Une grosse agence nous avait proposé une affiche intitulée "Ce jus d'orange va sauver le Brésil". Le fossé entre la mécanique publicitaire de notoriété et la réalité du terrain m'a frappée. Nous n'avions alors que quatre producteurs dans le pays !»
Exercices. De grandes boucles d'oreille créoles et un sweat à capuche, Cathy Mounier est une entrepreneure à la cool, mais sûre d'elle. Sensibilisée à l'ESS, l'économie sociale et solidaire, elle monte sa société en juin 2008 sous forme de Scop. «Je ne me voyais pas être en




