Tom Enders a reçu Libération à Munich dimanche soir pour une interview exclusive, quelques heures avant d'annoncer une restructuration des activités militaires et spatiales du groupe EADS.
Pouvez-vous nous détailler ce plan ?
Nous allons supprimer 5 800 emplois, dont 500 dans nos sièges sociaux et 5 300 dans notre nouvelle division Défense et Espace. Ce plan, qui devrait s’étaler sur les deux à trois prochaines années, jusqu’en 2016, touchera 4 500 emplois en CDI et 1 300 emplois temporaires. Géographiquement, il porte sur 2 600 personnes en Allemagne (16,5% des effectifs de Défense et Espace), 1 700 en France (15%), 700 au Royaume-Uni et 600 en Espagne.
Y aura-t-il des licenciements secs ?
Je ne peux pas l’affirmer, nous ferons tout pour l’éviter. Pour l’heure, nous allons proposer des départs en retraite anticipés et des départs volontaires, de la mobilité interne… Je voudrais souligner, parce que c’est assez exceptionnel, que nous allons offrir aux personnes touchées par ce plan 1 500 emplois dans nos activités civiles, principalement chez Airbus.
Fermerez-vous des sites ?
Oui. Nous avons trop de petits sites, nous allons les regrouper. En Allemagne, nous allons fermer Unterschleissheim, au nord de Munich, pour regrouper nos activités à Ottobrunn, au sud de la ville. En France, nous allons fermer le siège parisien de Montmorency et des petits sites franciliens pour concentrer nos activités à Suresnes, Elancourt et aux Mureaux.
Pourquoi supprimez-vous des emplois alors qu’EADS est rentable ?
Nos activités sont rentables. Mais un dirigeant responsable doit être proactif, il ne doit pas attendre que tout s’effondre avant d’agir. Le




