A soixante-douze heures de la décision du tribunal de commerce de Lyon sur l’avenir de leur groupe chimique en redressement judiciaire depuis mars, les syndicats de Kem One font monter la pression. Ils ont annoncé, ce lundi, la tenue d’assemblées générales demain en vue de statuer sur un blocage des sites de production mercredi, veille de l’audience. Ce dossier constitue l’un des plus chauds pour le gouvernement : 1 300 emplois directs sont menacés et près de 25 000 induits selon les syndicats.
A l’origine, Kem One est né en 2012 de la vente par le premier groupe chimique français Arkema, de son pôle vinylique au financier américain Gary Klesch pour un euro symbolique. Six mois plus tard, les activités amont déficitaires (chlorochimie et production de PVC) de la nouvelle entité sont placées en redressement judiciaire. Gary Klesch conservant l’aval (fabrication de tubes, de composés et de profilés en PVC, la partie la plus rentable) qu’il se dit prêt à céder pour un euro en cas d’offre de reprise globale.
Quatre repreneurs se font alors connaître : le fonds d'investissement Sun European Partners, la société d'investissement OpenGate Capital, la CGT et l'industriel français Alain de Krassny, un ancien de Rhône-Poulenc, qui dirige le groupe chimique autrichien Donau Chemie. Sun European Partners a finalement retiré son offre. Et la CGT a annoncé la «suspension» de la sienne, estimant que les conditions de sa mise en œuvre ne sont pas réunies, faute notamment d'une «i




